| L’exploitation forestière comprend l’ensemble des opérations de récolte des bois : l’abattage des arbres, le façonnage des billes et le démontage des houppiers, la sortie des bois depuis le parterre de coupe jusqu’à une place de dépôt et de stockage (débusquage et débardage), où sont réalisés le cubage et le tri des grumes et/ou des billons selon leur qualité et catégorie d’utilisation. Les bois pourront ensuite être chargés sur camion et livrés aux entreprises de transformation de la filière bois (scieries, industries du panneau ou du papier, clients bois énergie…). | | Pour de telles interventions, COFORET dispose dans les départements du Rhône, de la Loire, de l’Ardèche et celui de l’Ain, de son service "Exploitation" avec ses propres bucherons. Un service complété de conducteurs d’engins permettant à la coopérative de disposer de moyens mécanisés performants pour la réalisation d’éclaircies résineuses : combinés d’abattage, porteurs pour le débardage des billons, et camion "porte-char" indispensable pour les transferts de matériels entre les chantiers. Les produits ainsi récoltés en exploitation mécanisée et issus d’éclaircies sont des petits bois, destinés à l’industrie du panneau, du papier, au bois énergie, ou aux sciages pour la fabrication de palettes. |  | |
La majorité des volumes de bois exploités par COFORET est réalisée avec des sous-traitants, des entrepreneurs de travaux forestiers (ETF). Les travaux d’exploitation doivent allier compétences et performances. Les techniciens COFORET et leurs ETF sous-traitants agissent dans le cadre de deux certifications : le PEFC, pour une gestion forestière durable, et la norme ISO 14001 pour le respect de l’environnement. | Ainsi ce sont plus de 1500 chantiers d’exploitation qui ont été ouverts en 2010 par COFORET, pour une surface forestière de près de 4.600 hectares. Les coupes d’amélioration et les coupes de jardinage représentent plus du tiers des interventions, avec respectivement 18 et 17% des chantiers, et correspondent à plus de 50% de la surface exploitée par la coopérative. Le nombre de coupes définitives est du même ordre (30%). Les coupes d’éclaircie sont un peu moins nombreuses, avec plus de 27% des chantiers, et sont en grande majorité des premières éclaircies (18% du total). Les autres types d’intervention sont les exploitations de peupleraies (5%) et les coupes de taillis (1%) ; les coupes sanitaires et/ou consécutives à des chablis représentent moins de 2% des chantiers.
Exploitations et opérations groupées
Le morcellement de la propriété est identifié, de façon quasi systématique, comme le principal frein à la mobilisation du bois en forêts privées. La réalisation d’opérations groupées, c’est-à-dire la mise en œuvre de chantiers pour, et avec, une multitude de propriétaires voisins, apparait comme une véritable solution qu’apporte COFORET. Leur réussite repose sur les compétences et capacités d’animation et opérationnelles déployées, sur le terrain, auprès des propriétaires. | . | Le savoir-faire des coopératives forestières pour rassembler des propriétaires et mener, en commun, un chantier d’exploitation est aujourd’hui reconnu. La réussite de telles opérations groupées démontre que le morcellement de la propriété n’est pas, en tant que tel, le véritable frein à la mobilisation : nous sommes confrontés au désintérêt que portent de nombreux propriétaires à leur forêt, et notamment à un désintérêt d’ordre économique, et à l’individualisme de chacun. Car ce sont bien les projets communs, partagés et acceptés par tous, qui peuvent aboutir et nous permettre de sortir le bois de nos forêts. | Exploitation de massifs difficiles d’accès, les forêts de montagne : le câble-mât
Le déficit en desserte forestière, routes et pistes, est le second frein à la mobilisation des bois. Il est d’autant plus important dans les zones difficiles d’accès, notamment en secteur de montagne sur fortes pentes. L’alternative proposée par COFORET pour réaliser des coupes dans de telles conditions est le débardage des grumes au câble-mât téléphérique. Une technique pouvant être complétée avec un façonnage mécanisé, billonnage et tri des bois sur la place de dépôt. Le coût d’exploitation est certes plus élevé qu’un chantier classique… mais une exploitation qui n’a pas nécessité d’investissement pour la création d’une route et de pistes. Ainsi des parcelles pour lesquelles des propriétaires n’osent espérer le moindre intérêt économique peuvent être valorisées. |  | La réalisation d'opérations groupées, d'exploitations au câble-mât, peut bénéficier dans de nombreux cas d'aides publiques (État, Europe ou collectivités territoriales). Pour toute information, n'hésitez pas à prendre contact avec les techniciens COFORET. |
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