En novembre dernier, cinq forestiers du Grand Est sont décédés dans un accident de bûcheronnage. En cause : une forêt fragilisée et des branches d’arbres cassantes.

Halte aux accidents dans la forêt

En novembre 2019 : cinq professionnels du bois sont morts dans un accident de bûcheronnage, dont deux dans les Vosges, un en Moselle, un dans la Meuse et un en Haute-Marne, sans compter tous les blessés chez les amateurs, promeneurs et chasseurs.

FIBOIS (l’interprofession de la filière forêt-bois) et le syndicat des Entrepreneurs du Territoire du Grand Est lancent une campagne de présentation et appellent à la vigilance. Grâce à plusieurs affiches et flyers, distribués dans toute la région, l’idée est de rappeler les bons gestes à adopter en forêt.

“Forêts fragilisées, arbres fragiles = danger,”

Voilà ce qu’on peut lire sur les affiches. D’abord, être observateur, c’est la base de tout professionnel. Sans oublier, évidemment, de préparer sa fuite au moment de la chute. Il faut toujours réaliser son chemin de repli, en oblique de la direction d’abattage. Le plus loin possible, c’est à dire 20 mètres au minimum. “Quand l’arbre tombe, il ne fait pas regarder ce qu’il se passe dans l’arbre mais son chemin de repli et partir le plus vite possible !”

Pourquoi ce rappel des consignes ?

Car la forêt du Grand Est a rarement été aussi fragilisée. “J’ai 40 ans de métier et je n’ai jamais vu eu une foret aussi fragile et aussi dangereuse,” déplore Robert Dieudonné. Ce sont bien des chutes d’arbres qui ont coûte la vie aux cinq bûcherons en novembre dernier.

C’est l’une des plus graves crises sanitaires pour nos forêts depuis plus de 40 ans. Il faudrait remonter à la grande sécheresse de 1976 pour constater des dégâts comparables.

Aujourd’hui, les branches mortes cassent au moindre mouvement et les risques d’accidents sont toujours plus importants. D’abord, à cause de la météo : sans pluie, le hêtre par exemple meurt beaucoup plus vite. Autre danger : le chalara, un champignon qui grignote les arbres depuis une décennie. Il y a aussi les petites bêtes : le scolyte qui s’attaque aux épicéas. Enfin, les chenilles processionnaires qui dévorent les feuilles et affaiblissent les chênes.

Si vous pratiquez l’affouage, pour récupérer du bois par vous-même, les professionnels vous conseillent, comme eux, de porter un équipement de sécurité, d’éviter le travail isolé et de respecter les distances de sécurité.

Un article issu, extrait et inspiré de l’article réalisé par France Bleu Meurthe-et-Moselle, à lire en entier en cliquant ici. 

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