Cet été, COFORET teste l’application FORECCAsT by BioClimSol !

Alain LYAUDET et Frédéric BLANCHON, deux techniciens du CNPF (Centre National de la Propriété Forestière), ont réalisé pour nous une démonstration concrète de l’application BioClimSol sur la propriété d’un adhérent de la Dombes en présence de Nicolas MARTIN, gestionnaire de propriété (GPAT) dans l’Ain et Laetitia BERTHET, stagiaire à COFORET.

Le principe de l’application est simple : permettre à son utilisateur d’identifier quelles essences ont de l’avenir sur une parcelle forestière en tenant compte des effets du réchauffement climatique. Après avoir chargé la carte dans l’application et localisé précisément son emplacement, on peut commencer à analyser une placette.

L’application va alors identifier les données climatiques et l’altitude. L’utilisateur devra ensuite renseigner les données manquantes dans les 6 catégories suivantes :

  • Renseignements généraux : localiser et nommer le projet,
  • Contexte stationnel : topographie, conditions locales,
  • Caractéristiques du peuplement : essences, dendrométrie,
  • La pédologie pour connaître la Réserve Utile Maximale (RUM), le pH, la structure et la texture des différents horizons du sol, etc.
  • Les problèmes sanitaires : origine, fréquence, intensité
  • Et le dépérissement qui se juge grâce aux protocoles ARCHI (qui permet le diagnostic des arbres aptes à surmonter un stress) et/ou DEPERIS (qui, lui, permet de quantifier l’état de santé de la forêt).

Et après ?

Après avoir identifié les essences, relevé la surface terrière, effectué un sondage pédologique à la tarière pour calculer la RUM, mesuré le pH à l’aide d’un appareil (capteur) électronique et utilisé la méthode ARCHI pour observer l’état des arbres présents, les données ont été saisies dans BioClimSol.

En retour, l’application donne une série de résultats sous forme d’un PDF récapitulatif.

Sur la placette analysée, et malgré le changement climatique, le hêtre est encore adapté grâce à la RUM importante du sol et que le chêne pubescent pourrait se substituer aux chênes sessiles et pédonculés. Néanmoins, l’ensemble des résultats demandent d’être interprétés avec le recul nécessaire des techniciens forestiers pour réaliser les « bons » choix. L’évolution rapide et à la hausse des températures nous laisse entrevoir des changements de végétations sur des délais de plus en plus courts…

Un outil en constante amélioration

L’outil BioclimSol est en constante amélioration (enrichissement de la base de données / essences forestières) grâce aux remontés d’informations des techniciens du CRPF au niveau national. Nous espérons qu’il puisse être partagé de plus en plus facilement avec nous, comme outils d’aide à la décision tant pour les reboisements que pour la gestion de peuplements.

Merci à Alain LYAUDET, Frédéric BLANCHON, Nicolas MARTIN, et Laetitia BERTHET pour ce retour d’expérience.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *